Les adblockers et le RGPD : qu’en est-il du consentement ?

L’entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) le 25 mai dernier a fait couler énormément d’encre. Si j’exagérais légèrement (quoique), je dirais que plus d’articles ont été publiés à ce sujet que de sites ne se sont mis en conformité.

En effet, le magazine Mind a récemment annoncé que seule la moitié du trafic français traité par Teads et Smart est accompagné d’une information de consentement. Le Journal du Net ajoute que seuls sept des vingt sites d’actualité les plus consultés de France ont installé une Consent Management Platform (CMP) leur permettant de prouver que l’internaute a consenti à ce que ses données de navigation soient exploitées.

Le taux de consentement global

Sur les sites ayant mis en place une CMP, le taux de consentement est très élevé. Plusieurs explications à cela : soit les utilisateurs ne sont finalement pas si réfractaires que ce que nous pouvions penser, soit ils choisissent la solution de facilité.

En effet, la plupart des sites incitent fortement les utilisateurs à accepter la collecte de leurs données, quitte à plus ou moins cacher le bouton de refus. Comme le titrait le Blog du Modérateur, ne pas donner son consentement ressemble au parcours du combattant sur certains sites.

Au final, en moyenne, le taux de consentement dépasse les 90 % (source : données agrégées AdBack).

Et chez les adblockers, qu’est ce que ça donne ?

La majorité des messages de consentement n’est pas bloquée par les adblockers. Les utilisateurs de bloqueurs de publicité peuvent donc donner leur consentement ou non pour la collecte de leurs données. Néanmoins, certains sites chargent leur CMP via un tag manager (comme par exemple Google Tag Manager). Certains adblockers bloquent les éléments chargés à travers les tag managers, de même que les outils d’analyse d’audience type Google Analytics. Nous estimons le taux de blocage de ce type d’outil à 15 % en moyenne. AdBack vous permet de déterminer le taux de blocage de votre CMP. Dans le cas où la CMP est bloquée, le message de consentement ne s’affiche pas et le site ne peut recueillir de consentement ni de refus.  

Alors, le taux de consentement des adblockers est-il plus faible que la moyenne comme nous pourrions l’imaginer ? La réponse est oui, mais le taux n’est pas si faible que cela. Chez AdBack, nous comptabilisons un taux de consentement moyen à 84 % (source : données agrégées AdBack).

Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, refuser la collecte de ses données ne signifie pas que vous ne serez pas soumis à la publicité. Il s’agira de publicités différentes, n’utilisant pas vos données pour le ciblage.   

Chez AdBack, comment cela fonctionne ?

Notre solution étant intégrée en First Party sur les sites, il revient à l’éditeur de recueillir le consentement de ses utilisateurs. Nous intervenons en tant que technologie permettant de débloquer des publicités servies par des réseaux publicitaires.

Nous récupérons donc le consentement à travers la CMP de l’éditeur. Si nous détectons un consentement, nous pouvons débloquer des publicités en retargeting ou des publicités ciblées. Si nous ne détectons pas de consentement, nous affichons des publicités contextualisées ou n’utilisant aucune donnée de l’utilisateur.

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