Le paysage des technologies autour de l’adblocking

Quel type d’adblocker utilisez-vous ? À quelle(s) liste(s) êtes-vous abonné ? Vous ne le savez peut-être pas. Visitez la page de diagnostic d’AdBack pour le découvrir.

 Tout le monde commence à connaître les adblockers, ces logiciels qui bloquent la publicité sur les sites web. On leur reproche beaucoup de mettre en péril les revenus des sites. Mais ce que l’on connaît moins, c’est la manière dont ces bloqueurs fonctionnement.

Il existe plusieurs types d’adblockers. Pour certains, le blocage se fait au niveau du réseau. C’est le cas pour les antivirus, les firewalls d’entreprise, les VPN (Réseau Privé Virtuel) et les DNS (Système de Noms de Domaine). Les bloqueurs les plus répandus s’installent sous la forme d’une extension de navigateur ou d’une application sur mobile. C’est le cas d’AdBlock, AdBlock Plus, uBlock, Ghostery…

Ces logiciels se basent sur des listes qui répertorient tous les éléments à bloquer. Les listes sont en fait une série de règles très détaillées auxquelles les adblockers font appel lors du chargement d’une page web pour déterminer quels éléments sont à bloquer sur cette dernière.

Les règles concernent tous types d’éléments. Il en existe pour bloquer les publicités bien évidemment, mais aussi les logiciels de tracking, outils d’analyse comme Google Analytics ou Xiti (AT Internet), les pixels de conversion de campagnes (pixel Facebook par exemple), etc.

À quoi ça ressemble exactement ? À ça :

C’est un extrait de la whitelist d’AdBlock Plus. Ces listes contiennent des dizaines de milliers de règles chacune. Elles sont open source et sont maintenues et complétées par une communauté active d’utilisateurs qui alimentent jour après jour les listes avec de nouvelles règles.


Il existe différents types de listes : les listes de blocage, les listes d’exception et les listes custom.

  • Les listes de blocage indexent tous les éléments à bloquer. Il en existe de nombreuses parmi lesquelles la plus connue, EasyList, et ses dérivées pour chaque langue comme la liste FR. D’autres listes permettent de bloquer tous types de trackers, ou encore les logiciels anti-adblock.
  • Les listes d’exception. Il s’agit en particulier de la fameuse Whitelist d’AdBlock Plus, qui répertorie les publicités dites “acceptables” pour les laisser passer le filtre des adblockers. Pour apparaître sur cette liste, les publicités doivent respecter un certain nombre de critères. Certaines entreprises doivent payer une licence à AdBlock Plus pour apparaître sur la liste blanche.
  • Les listes custom sont celles que vous personnalisez vous-même. Vous pouvez, par exemple, mettre sur liste blanche les sites que vous souhaitez soutenir en désactivant votre adblocker sur les pages ce domaine. Si vous êtes un utilisateur avancé d’adblock, vous pouvez ajouter vos propres règles de blocage.

Le phénomène d’adblocking s’est donc rapidement développé. Une fois installés, les adblockers bloquent toutes les publicités par défaut, ce qui pénalise les sites qui s’attachent à respecter l’expérience de navigation en ne mettant pas trop de publicités.

Des outils ont donc vu le jour pour aider les éditeurs à reprendre le contrôle sur leur revenus. Ils sont souvent appelés “anti-adblock” mais ont plus pour objectif de renouer le dialogue entre éditeurs et utilisateurs d’adblockers. Leur fonction principale était au départ de détecter l’utilisation d’un adblocker et d’afficher un message pédagogique à ces utilisateurs pour leur expliquer l’importance de la publicité et demander la désactivation du bloqueur.

Aujourd’hui, certaines solutions aux adblockers ont élargi leurs activités et proposent d’autres possibilités de monétisation. Certains proposent des solutions d’analyse d’audience et de profiling poussés afin de mieux connaître cette audience spécifique et proposer des solutions de monétisation adaptées.

D’autres proposent d’afficher certaines publicités aux utilisateurs d’adblockers en faisant passer les campagnes directes des éditeurs ou en apportant des flux publicitaires additionnels. Certains proposent même, pour pouvoir mesurer les performances des campagnes sur les utilisateurs d’adblockers, de faire passer les pixels de conversion et de tracking malgré le blocage de ceux-ci par certains bloqueurs de publicité.

Pour y voir plus clair dans cet écosystème grandissant autour des adblockers, jetez un oeil au mapping de l’adblocking ci-dessous !

 

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